Dès 2008, la CFE-CGC conteste le niveau du dividende, atteignant alors la moitié du résultat net. L’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés mise en place en 2007 à la suite de la spoliation des personnels lors de l’opération Orange Success) s’associe à la  CFE-CGC pour réclamer le dividende à 1 euro par action (au lieu de 1,40), et une modalité de paiement du dividende en actions, qui permettrait d’économiser chaque année plusieurs millions d’euros de cash.

En 2010, la CFE-CGC dénonce un dividende supérieur au bénéfice au titre de l’exercice 2009, et l’ADEAS milite pour un « capitalisme à visage humain » accordant la priorité aux équipes, et privilégiant une stratégie industrielle de long terme : affecter le résultat à l’investissement et au désendettement, pour assurer la pérennité de l’entreprise et sa position sur le marché des télécoms.

En 2012, la CFE-CGC parvient à obtenir que les personnels actionnaires via le fonds France Télécom Actions présentent en Assemblée Générale une résolution proposant le dividende à 1 euro, au lieu de 1,40 euro. Leur résolution recueille 15% des suffrages, trois fois plus que les voix détenues par le personnel. Malheureusement, l’État, propriétaire de près du tiers des titres, et la Société Générale, qui détenait 6% du capital, ont opposé une fin de non recevoir aux sollicitations de la CFE-CGC et de l’ADEAS.

A l’AG des actionnaires de 2013, les personnels ne peuvent plus présenter de résolution : la Direction a décidé de les museler derechef. Le dividende proposé au titre de l’exercice 2012 est à 0,78 euro par action… mais c’est encore trop : le résultat net par action est tombé à 0,31 euro. Lors des questions orales, le PDG d’Orange concède au Président de l’ADEAS que la baisse du dividende aurait dû intervenir un an plus tôt…

 

La CFE-CGC et l’ADEAS demandent un moratoire d’au moins 3 ans sur le dividende,
pour reconstituer les fonds propres de l’entreprise
et lui redonner les marges de manœuvre dont elle a besoin
pour assurer son avenir et celui de ses personnels.