Élections 2013 au Conseil d’administration d’Orange

Nous ne laisserons pas détruire Orange !

Mot-clé : écosystème

Vidéo : reconstruire des partenariats d’innovation

Orange peut et doit redevenir un leader mondial des télécommunications.

Redevenir un leader mondial des télécommunications en initiant l’écosystème de l’avenir

jeu d'échecsL’écosystème dans lequel s’inscrit l’entreprise est une clef majeure d’innovation et de succès. Airbus ne serait rien sans l’ensemble des PME qui fabriquent les différentes parties des avions qui sont conçus et assemblés dans ses usines. C’est grâce à ses liens puissants et durables avec les équipementiers (Matra, Alcatel, Sagem…) que France Télécom a figuré au palmarès des opérateurs leaders dans les années 80/90, offrant du même coup à la France le réseau de télécommunications le plus performant de l’époque. Malheureusement, ces liens ont été détruits, et les équipementiers avec, par la stratégie financière de court terme initiée par les équipes de T. Breton puis de D. Lombard : il devenait plus important d’obtenir un bon prix que de nouer des partenariats d’innovation dans la durée.

Cependant, l’innovation dans les télécoms ne peut être le fait d’un seul acteur : ce qui fait la qualité de l’expérience client, c’est un ensemble, de la fluidité du réseau à l’ergonomie du terminal, en passant par la qualité des contenus accessibles, la compatibilité des plates-formes, et la simplification de la vie quotidienne apportée par les applications. Pour innover, il faut associer des partenaires disposant de compétences complémentaires, engagés sur la durée et dans la confiance, à proximité les uns des autres, géographiquement et culturellement, pour favoriser l’échange des idées, la mise en œuvre des prototypes, le lancement coordonné des offres.

Il faut recréer en France et en Europe une véritable filière des technologies de l’information et de la communication, bénéfique aux entreprises qui en seront les acteurs, mais aussi aux économies nationales, qui tireront avantage de télécommunications plus performantes, pour leurs entreprises et pour leurs citoyens.

La Commission européenne aurait pu contribuer au déploiement d’une telle filière. Elle s’est malheureusement contentée de faire appliquer l’inepte idéologie de la concurrence, soi-disant au bénéfice du consommateur. Elle oublie que le jour où il n’y aura plus d’emplois, il n’y aura plus de consommateurs, et semble par ailleurs ne rien comprendre au métier des télécommunications.

En France, on ne pourra compter ni sur Free, qui a cessé d’innover pour se centrer sur le mobile low-cost, ni sur SFR, dont Vivendi cherche à se séparer, ni sur Bouygues Telecom, très fragilisé par l’introduction du 4e opérateur.

Par son histoire, les savoir-faire de ses équipes, sa dimension mondiale, et sa bonne implantation en Europe, Orange est le seul acteur en position de jouer le rôle de « chef de file » pour initier l’écosystème des télécommunications de l’avenir.

Nous démontrerons que c’est la seule voie pertinente pour assurer le futur de notre entreprise,  repartir à l’offensive, trouver le nouveau souffle tant souhaité par les personnels, qui n’attendent que cela pour y mobiliser leurs compétences et leur énergie.

Il faut abandonner les politiques d’achat court termistes, au profit de solides partenariats « gagnant-gagnant » avec les entreprises qui disposent des savoir-faire nécessaires à la mise en place d’un tel écosystème.

Il est souhaitable de s’appuyer sur l’État, les collectivités locales avec lesquelles nous avons encore des liens forts, et les pôles de compétitivité, pour créer et faire vivre cet écosystème, en y intégrant notamment des PME innovantes.

L’alliance avec Deutsche Telekom, au sein de BuyIn pour optimiser les achats de terminaux et d’équipements, ou pour opérer en commun les réseaux mobiles, pourra aussi constituer un point d’appui pertinent pour déployer la démarche à l’échelle européenne.

Introduction de Free Mobile et catastrophe pour l’emploi !

course de haiesTroisième effet délétère des profits artificiels présentés par les équipes Breton-Lombard : l’introduction d’un 4e opérateur mobile en janvier 2012.

Tous les experts du secteur savent que le marché français ne peut faire vivre 4 opérateurs. Partout en Europe, on revient à 3 par pays, chiffre considéré comme pertinent par les spécialistes de la régulation pour offrir à la fois les bénéfices des économies d’échelle sur le déploiement et l’exploitation des réseaux, et une pression concurrentielle suffisante pour éviter les effets de « rente ». Mais comment ne pas croire qu’il était possible de faire baisser la facture du consommateur en introduisant sur le marché mobile le « trublion des télécoms » ?

Il eut fallu que l’État et le régulateur se penchent sur les comparatifs tarifaires internationaux, qui montraient l’excellente compétitivité de la France, classée 2e pays le moins cher d’Europe pour les communications fixes, mobiles et l’accès Internet en 2011 par le très sérieux régulateur des télécommunications britanniques OFCOM.

Il eut fallu que l’État regarde les comptes de l’opérateur dont il reste l’actionnaire de référence pour comprendre comment avaient été obtenus les profits exceptionnels dégagés. Aucun gouvernement n’a fait cette analyse, ni corrélé profits exceptionnels et crise des suicides.

Il eut fallu une analyse des impacts potentiels de l’introduction d’un 4e opérateur mobile en termes d’emplois, que ni l’État ni l’Arcep – régulateur français des télécoms, n’ont pris la peine de réaliser avant de délivrer la 4e licence, avec une régulation sans précédent au profit exclusif du nouvel entrant.

Dès fin 2011, les opérateurs baissent leurs tarifs pour se préparer à résister à l’arrivé du 4e entrant, et le chiffre d’affaires global des opérateurs commence sa chute, accentuée en 2012. Pour la première fois, les baisses tarifaires, régulières en France, ne sont compensées ni par des économies d’échelles liées à l’accroissement du nombre de clients, ni par du business sur de nouveaux services.

En 2013, plus de 10 000 emplois seront détruits dans la filière française des télécommunications. Les équipementiers ont été les premiers touchés, avec plus de 2 500 emplois détruits, dont plus de la moitié chez Alcatel Lucent. Les centres d’appels risquent de perdre entre 5 et 7 000 emplois. Le distributeur The Phone House a mis la clef sous la porte, ayant perdu ses contrats avec Bouygues Telecom et Orange : 1 200 emplois disparaissent du même coup. SFR et Bouygues Telecom, passés par un plan social, ont annoncé au total 1 400 suppressions de poste sur 2013.

Chez Orange, la décrue des effectifs résulte des départs en retraite ou en Temps Partiel Seniors. On ne connaîtra les chiffres que dans le bilan social de fin d’année. Mais la baisse amorcée en 2012 devrait s’accentuer sensiblement en 2013, et pourrait dépasser 3 000 suppressions nettes dans les effectifs français.