Élections 2013 au Conseil d’administration d’Orange

Nous ne laisserons pas détruire Orange !

Mot-clé : démocratie d’entreprise

Vote électronique ou par correspondance

urneVote électronique

La Direction, qui souhaite avant tout faire des économies, sans se préoccuper de la démocratie d’entreprise et du taux de participation aux différentes élections qui ont lieu dans le groupe Orange, a choisi le vote électronique comme solution par défaut pour l’élection des représentants du personnel au Conseil d’Administration d’Orange.

Si vous souhaitez voter par correspondance :

Vous pouvez demander à recevoir le matériel de vote par courrier postal, en appelant, jusqu’au 23 septembre, le numéro d’assistance dédié aux élections : 0800 503 505, appel gratuit, du lundi au vendredi, 9h-17h, heure de Paris.

Campagne électorale

Vous recevrez, par courrier postal à votre domicile :

  • fin septembre : les professions de foi des candidats qui se présentent à vos suffrages au premier tour
  • début octobre : vos codes d’accès personnels et confidentiels vous permettant de voter par internet de manière sécurisée
  • début novembre : vos codes personnels pour voter pour le second tour (pour les cadres uniquement)

En cas de difficulté pour voter ou de perte de vos codes d’accès, vous pourrez appeler le numéro d’assistance indiqué ci-dessus.

Le Conseil d’Administration d’Orange

Vous pouvez retrouver la documentation de la Direction sur le Conseil d’Administration sur le site institutionnel d’Orange, ainsi que dans le document de référence 2012, où tous les administrateurs sont mentionnés, avec un mini CV (page 260 et suivantes du pdf) et leur rétribution au titre de leur participation au Conseil d’administration (jetons de présence, p 276).

En voici les éléments clefs :

Mission du Conseil d’Administration

Le Conseil d’administration se prononce sur l’ensemble des décisions relatives aux grandes orientations stratégiques, économiques, sociales, financières et technologiques du Groupe et veille à leur mise en œuvre par la Direction générale.

Les administrateurs travaillent également au sein de

Composition du Conseil d’Administration

Le Conseil d’administration est composé de 15 membres :

  • 3 administrateurs élus par le personnel : c’est le sujet de la présente élection
  • 1 administrateur représentant le personnel actionnaire, nommé par l’Assemblée Générale des actionnaires (Actuellement Jean-Luc Burgain (FO), qui a pris la suite de Marc Maouche (CFTC))
  • 3 administrateurs représentant l’état
  • 8 administrateurs nommés par l’Assemblée Générale des actionnaires : le PDG d’Orange + 7 administrateurs indépendants.

Le mandat de chacun des administrateurs est de quatre ans.

Les représentants de l’Etat

Nommés par le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre du Redressement Productif :

  • Pierre Graff
  • Henri Serres

Le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement), dans lequel est logé une partie des titres du groupe Orange appartenant à l’Etat, est administrateur en tant que personne morale.

Les administrateurs indépendants

  • Bernard Dufau
  • José-Luis Durán
  • Charles-Henri Filippi
  • Claudie Haigneré
  • Helle Kristoffersen
  • Muriel Penicaud
  • Jean-Michel Severino

 

 

 

 

Vos représentants au Conseil d’Administration disposent d’un réel pouvoir de changement !

2171492103_96018c9098_oPour les personnels, l’élection de leurs représentants au Conseil d’Administration peut apparaître comme un exercice abstrait, déconnecté de leur quotidien professionnel.

Peut-être parce que certains élus des mandatures précédentes ont peu rendu compte de ce qu’ils avaient défendu et voté, des travaux d’analyse et de conviction qu’ils ont menés (ou pas) au sein de cette instance ?

Vos candidats CFE-CGC ne se laisseront pas impressionner par la technicité des débats. Ils agiront sur les questions de fond, comme ils l’ont fait dans les Conseils de Surveillance des fonds de l’actionnariat salariés, où ce sont les représentants CFE-CGC qui ont convaincu les autres organisations syndicales qu’il fallait demander la baisse du dividende et proposer une résolution en ce sens à l’Assemblée Générale des actionnaires en 2012.

Le pouvoir des élus du personnel au Conseil d’administration est réel

Rappelons qu’en 2006, Antoine Zacharias, PDG de Vinci (entreprise phare du CAC 40 construisant et gérant des infrastructures publiques), a voulu s’octroyer un énième bonus de 8 millions d’euros, alors que son salaire annuel représentait déjà 150 ans du salaire moyen de l’époque ! Son numéro deux s’y est opposé, et le Conseil d’Administration a dû trancher. En votant la perte de confiance, l’élu CFE-CGC a fait basculer la situation, à une voix près, provoquant le départ de M. Zacharias.

C’est le Conseil d’administration qui pilote la stratégie de l’entreprise

Comme le stipule le règlement intérieur du Conseil d’Administration d’Orange : « Le Conseil d’Administration se prononce sur l’ensemble des décisions relatives aux grandes orientations stratégiques, économiques, sociales, financières ou technologiques de la Société et veille à leur mise en œuvre par la Direction Générale. »

C’est bien là qu’il est possible de faire du personnel de l’entreprise une « partie prenante » reconnue et respectée.

A la CFE-CGC, nous avons une vision du projet d’entreprise et de sa stratégie, basée sur plusieurs années d’analyse, menée sur le terrain et dans les instances de représentation du personnel, dans les groupes de travail et de réflexion de notre organisation, à l’Observatoire du Stress et des mobilités forcées ou dans nos Universités d’été. Nous invitons des experts et des chercheurs pour confronter nos observations concrètes avec les travaux de recherche les plus récents sur les différents thèmes qui touchent à l’entreprise et aux conditions de travail, comme à l’environnement économique, réglementaire et concurrentiel qui l’impacte.

C’est cette vision que nous nous engageons à porter au Conseil d’Administration d’Orange. Notre liberté de parole est suffisamment établie pour que nous puissions nous engager à :

  • défendre nos propositions et convaincre du bien fondé de nos analyses ;
  • rendre compte régulièrement au personnel du Groupe des positions défendues et des résultats obtenus.

 

Choisir vos représentants
au Conseil d’Administration d’Orange
est un vote fondamental.
N’oubliez pas d’exercer votre droit : dès le 17 octobre, votez !

Sortir de l’impasse et retrouver le chemin d’une croissance durable

arbre en fleursA la CFE-CGC, nous croyons que les moments de crise constituent des opportunités de changement. A l’instar de trop rares économistes, nous croyons qu’à l’échelle nationale comme à celle de l’entreprise, pour retrouver la croissance, il faut retisser les liens entre l’industrie, le travail et la démocratie. Il faut remettre l’humain au centre, et faire de l’intérêt collectif l’objectif prioritaire.

A France Télécom-Orange, force est de constater que la stratégie menée depuis le processus de privatisation est un échec. Les dirigeants ont défendu leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif, s’octroyant tour à tour des stocks options ou des augmentations de salaires consistantes pendant que le reste du personnel était mis à la portion congrue, considéré comme une simple variable d’ajustement pour faire rendre au Groupe le maximum de profit. L’État, premier actionnaire, aurait pu faire contrepoids, et défendre l’intérêt collectif de l’entreprise, voire celui de la nation, qui a tout intérêt à disposer de télécommunications performantes et d’entreprises en bonne santé. Mais ses représentants au Conseil d’administration de France Télécom-Orange n’ont rien défendu de tel.

Alors que le législateur vient de renforcer la place des salariés dans les Conseils d’administration, à Orange plus qu’ailleurs, les personnels doivent prendre leur destin en main. Après l’État, ils sont le second actionnaire du Groupe, avec près de 5% du capital, et le plus stable sur la durée. Ils sont la force de production sans laquelle l’entreprise ne pourrait exister. Ils sont malmenés par la recherche d’un profit maximum à court terme, qui les met en danger en même temps que l’entreprise.

Il est donc temps d’instaurer une démocratie d’entreprise qui permettra de :

  • Retrouver un projet industriel économiquement réaliste, mobilisateur pour les personnels, capable de redonner à Orange un rôle de leader innovant assurant son futur.
  • Redonner au travail sa vraie valeur, non plus un coût qu’il faudrait éradiquer, mais celle du métier et des compétences, à développer et à valoriser, celle du travail d’équipe qui permet d’aller plus loin ensemble.
  • Recréer des emplois, et cesser définitivement les suppressions massives de postes, qui créent une pression insoutenable sur les équipes qui restent, sommées d’encapsuler le même niveau d’activité et de se réorganiser à la volée pour combler les départs.
  • Faire entendre la voix des personnels, pour construire une « entreprise à progrès partagé », au-delà de l’exercice formel auquel se cantonne trop souvent le dialogue social avec les « Instances Représentatives du Personnel ». Il est non seulement nécessaire que les personnels soient vraiment entendus dans les instances de gouvernance prévues par la législation, Conseil d’administration, Comités d’entreprise ou Conseils de surveillance des fonds de l’actionnariat salarié par exemple, mais elle doit l’être aussi dans les collectifs de travail, où la parole de ceux qui font n’a pas moins de pertinence que celle de ceux qui prescrivent.

Il faut desserrer les étaux qui enferment le Groupe et ses personnels, et nous donner les moyens de retrouver notre leadership. Nous défendons un projet en 4 volets prioritaires :

Le déclin d’Orange n’est pas une fatalité.
C’est seulement le résultat des politiques erratiques des équipes Breton et Lombard,
auxquelles aucun gouvernement n’a mis fin.
Il faut définitivement leur tourner le dos
pour que notre entreprise retrouve des perspectives de développement.

La CFE-CGC, l’ADEAS et le dividende

Dès 2008, la CFE-CGC conteste le niveau du dividende, atteignant alors la moitié du résultat net. L’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés mise en place en 2007 à la suite de la spoliation des personnels lors de l’opération Orange Success) s’associe à la  CFE-CGC pour réclamer le dividende à 1 euro par action (au lieu de 1,40), et une modalité de paiement du dividende en actions, qui permettrait d’économiser chaque année plusieurs millions d’euros de cash.

En 2010, la CFE-CGC dénonce un dividende supérieur au bénéfice au titre de l’exercice 2009, et l’ADEAS milite pour un « capitalisme à visage humain » accordant la priorité aux équipes, et privilégiant une stratégie industrielle de long terme : affecter le résultat à l’investissement et au désendettement, pour assurer la pérennité de l’entreprise et sa position sur le marché des télécoms.

En 2012, la CFE-CGC parvient à obtenir que les personnels actionnaires via le fonds France Télécom Actions présentent en Assemblée Générale une résolution proposant le dividende à 1 euro, au lieu de 1,40 euro. Leur résolution recueille 15% des suffrages, trois fois plus que les voix détenues par le personnel. Malheureusement, l’État, propriétaire de près du tiers des titres, et la Société Générale, qui détenait 6% du capital, ont opposé une fin de non recevoir aux sollicitations de la CFE-CGC et de l’ADEAS.

A l’AG des actionnaires de 2013, les personnels ne peuvent plus présenter de résolution : la Direction a décidé de les museler derechef. Le dividende proposé au titre de l’exercice 2012 est à 0,78 euro par action… mais c’est encore trop : le résultat net par action est tombé à 0,31 euro. Lors des questions orales, le PDG d’Orange concède au Président de l’ADEAS que la baisse du dividende aurait dû intervenir un an plus tôt…

 

La CFE-CGC et l’ADEAS demandent un moratoire d’au moins 3 ans sur le dividende,
pour reconstituer les fonds propres de l’entreprise
et lui redonner les marges de manœuvre dont elle a besoin
pour assurer son avenir et celui de ses personnels.