Élections 2013 au Conseil d’administration d’Orange

Nous ne laisserons pas détruire Orange !

Mot-clé : conditions de travail

Un nouveau PDG aux commandes

Après la mise en évidence du lien entre les méthodes de management de l’entreprise et les suicides, l’éviction de Didier Lombard a été accélérée, et le relais passé à Stéphane Richard début février 2011.

Quelques extraits de presse :

 

2 mois plus tard, le nouveau PDG présentait les grands axes de son plan d’action.
Lire le communiqué de la CFE-CGC :

Suppressions d’emplois

camionPrémices des mobilités forcées

Les mobilités forcées sont en germe dès le plan TOP, qui veut favoriser la mobilité des fonctionnaires de France Télécom vers l’ensemble des fonctions publiques.  Annoncées comme basées sur le volontariat, elles ne tardent pas à se transformer en harcèlement systématisé : équipes RH et managers objectivés sur le nombre de départs, pressions sur les personnels fonctionnaires, mails hebdomadaires culpabilisants,  entretiens humiliants dans des administrations elles aussi sommées de réduire leurs effectifs pour alléger le budget de l’État.

L’accord sur les congés de fin de carrières (CFC) engagé depuis 1996, est le principal contributeur à la spectaculaire décrue des effectifs (22 000 départs entre fin 2002 et fin 2005). Mais il s’achève fin 2006. Jusqu’à fin 2009, où le premier accord Temps Partiel Seniors (TPS) prend le relais, il n’y a plus aucun dispositif d’accompagnement pour ceux qui souhaitaient quitter l’entreprise avant l’âge de la retraite.

C’est à cette période que les pressions les plus fortes s’exercent sur les personnels, pour en décourager le plus possible : la Direction, tenue par les contraintes légales vis-à-vis des fonctionnaires, ne peut procéder à aucun plan social. Fermetures de sites, mobilités forcées, pression croissante aux résultats, intensification du contrôle des personnels, éradication systématique de la convivialité et de la solidarité dans les équipes, rien n’est épargné pour faire décroître les effectifs… avec les résultats que l’on sait !

En 2007, la CFE-CGC initie l’Observatoire de l’emploi et des mobilités forcées.

50 000 emplois supprimés en 14 ans.

Jusqu’en 2008, le secteur des télécommunications est globalement en croissance, en chiffre d’affaires (+80% entre 1998 et 2008, voir nos graphiques) et en nombre d’abonnés. Il n’y a donc aucune logique mathématique à la perte de plus de 30 000 emplois sur la même période, sinon la recherche aveugle et effrénée d’un profit toujours croissant.

France Télécom-Orange a perdu 50 000 emplois depuis la libéralisation du marché des télécommunications en 1998. Cette suppression massive a de nombreux effets délétères.

A l’intérieur de l’entreprise, la pression augmente sur les personnels qui restent, sommés de gérer le même niveau d’activité en ayant perdu 1/3 de leurs collègues, et les conditions de travail se dégradent sensiblement. Des savoir-faire disparaissent, le transfert de compétences étant mal ou pas du tout assuré lors des départs de l’entreprise. De plus en plus d’activités sont sous-traitées, jusque dans le cœur de métier, au détriment de la maîtrise et de la qualité du service rendu à nos clients (on se souvient de la grande panne du réseau mobile Orange en juillet 2012).

A l’échelle nationale, la perte massive d’emplois crée un effet de spirale négative, qui contribue à la baisse globale du pouvoir d’achat des Français dont la consommation est l’un des principaux moteurs de croissance, et qui détruit aussi le tissu social du pays par l’augmentation du chômage de masse.

Pour la CFE-CGC, c’est une politique socialement irresponsable, tout particulièrement dans une entreprise dont l’État reste l’actionnaire de référence, et il faut redresser la barre dans les meilleurs délais.

EffectifsGroupeOrangeFrance

Après la pause du « nouveau contrat social » entre 2009 et 2012, le Groupe Orange s’engage cependant dans une nouvelle décrue des effectifs.

La CFE-CGC lutte pour l’emploi

La CFE-CGC initie l’Observatoire du Stress et des mobilités forcées

Observatoire du stress

En 2007, la CFE-CGC propose à l’ensemble des organisations syndicales de créer une association pour analyser, comprendre et combattre les causes de la souffrance au travail. SUD s’associe à la démarche.

Les travaux de l’Observatoire, menés conjointement par une équipe d’experts externes (sociologues, psychologues, médecins du travail, économistes, ergonomes…) et par les militants syndicaux, permettent d’établir le lien direct entre les méthodes de management et la souffrance au travail qui a conduit certains de nos collègues au suicide.

En juillet 2009, la crise sociale éclate au grand jour. En mars 2010, Stéphane Richard remplace Didier Lombard, mis en examen en juillet 2012 pour harcèlement moral suite à la plainte des organisations syndicales.

Vous pouvez retrouver les travaux de l’Observatoire du Stress sur le site web de l’Observatoire, et au travers des communiqués de presse de la CFE-CGC, dès 2007

Rompre avec la politique de centralisation et de sous-traitance: revivifier les régions et reprendre nos métiers en main.

repiquage fleurDans les années 80, France Télécom était un champion de la décentralisation : plusieurs Directions Nationales étaient en région, offrant aux personnels la possibilité d’allier qualité de vie et évolution professionnelle. Sous l’égide de L.P. Wenes,  l’entreprise s’est centralisée à outrance, obligeant tous ceux qui voulaient faire évoluer leur carrière à revenir en Ile-de-France, dans des conditions de plus en plus dégradées : l’accompagnement des mobilités était réduit à néant, et les candidats devaient quitter leur région sans promotion, sans augmentation de salaire, pour rejoindre des open-spaces mal conçus, dans des quartiers peu sûrs ou mal desservis par les transports collectifs.

Une telle centralisation n’a pas de sens : il n’est souvent pas plus rapide de se déplacer entre 2 sites en région parisienne que de venir d’une métropole régionale… Le coût de l’immobilier étant bien plus élevé en Ile-de-France, on pourrait, pour moins cher, disposer de locaux plus spacieux et mieux aménagés et répondre du même coup à une forte attente des personnels qui aimeraient vivre en région.

Les économies réalisées permettraient de ré-internaliser des activités actuellement sous-traitées sous prétexte que c’est moins onéreux. Mais la sous-traitance excessive engendre la perte progressive de nos savoir-faire « corps de métier », et met en danger la qualité du service rendu à nos clients, comme notre capacité à nous différencier de nos concurrents par des services exclusifs.

La sous-traitance du management de nos infrastructures de réseaux est à l’origine de la grande panne du réseau mobile de juillet 2012. Dans les Unités d’Interventions, la Direction prévoit de sous-traiter l’intégralité de la production et du SAV sur le FTTH, offre d’avenir pour l’accès fixe, ne conservant en direct que les activités sur la boucle locale cuivre. Autant d’impasses que nous voulons faire cesser.

Nous défendons un double mouvement de ré-internalisation des activités permettant à Orange de se différencier par la qualité des services offerts à nos clients, et de décentralisation des services permettant à ceux qui le souhaitent, y compris les cadres, d’exercer leurs compétences en région.

Nous demandons également la relocalisation en France de la totalité de nos centres d’appels, même ceux qui travaillent la nuit et le week-end, susceptibles d’offrir des postes aux jeunes dans les villes universitaires, ainsi qu’en outre-mer.

Nous proposons de négocier un pacte avec l’État, afin de revivifier l’activité et l’emploi dans les régions françaises.

Nous sommes convaincus qu’investir maintenant dans la création d’emplois générant de la valeur pour l’ensemble de l’économie française est la seule solution pour sortir de la crise, tout en renforçant la performance de notre Groupe.