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Nous ne laisserons pas détruire Orange !

Mot-clé : centres d’appels

Centres d’appels: la guerre des télécoms détruirait 8000 emplois d’ici la fin 2014

L’actualité confirme malheureusement nos analyses concernant la destruction des emplois liée à l’introduction du 4è opérateur mobile.

La forte concurrence régnant sur le marché des télécoms aurait affecté massivement le secteur des centres d’appels. Selon un syndicat professionnel, 8000 emplois seront détruits d’ici la fin 2014.

Lire l’article dans l’Expansion.

Rompre avec la politique de centralisation et de sous-traitance: revivifier les régions et reprendre nos métiers en main.

repiquage fleurDans les années 80, France Télécom était un champion de la décentralisation : plusieurs Directions Nationales étaient en région, offrant aux personnels la possibilité d’allier qualité de vie et évolution professionnelle. Sous l’égide de L.P. Wenes,  l’entreprise s’est centralisée à outrance, obligeant tous ceux qui voulaient faire évoluer leur carrière à revenir en Ile-de-France, dans des conditions de plus en plus dégradées : l’accompagnement des mobilités était réduit à néant, et les candidats devaient quitter leur région sans promotion, sans augmentation de salaire, pour rejoindre des open-spaces mal conçus, dans des quartiers peu sûrs ou mal desservis par les transports collectifs.

Une telle centralisation n’a pas de sens : il n’est souvent pas plus rapide de se déplacer entre 2 sites en région parisienne que de venir d’une métropole régionale… Le coût de l’immobilier étant bien plus élevé en Ile-de-France, on pourrait, pour moins cher, disposer de locaux plus spacieux et mieux aménagés et répondre du même coup à une forte attente des personnels qui aimeraient vivre en région.

Les économies réalisées permettraient de ré-internaliser des activités actuellement sous-traitées sous prétexte que c’est moins onéreux. Mais la sous-traitance excessive engendre la perte progressive de nos savoir-faire « corps de métier », et met en danger la qualité du service rendu à nos clients, comme notre capacité à nous différencier de nos concurrents par des services exclusifs.

La sous-traitance du management de nos infrastructures de réseaux est à l’origine de la grande panne du réseau mobile de juillet 2012. Dans les Unités d’Interventions, la Direction prévoit de sous-traiter l’intégralité de la production et du SAV sur le FTTH, offre d’avenir pour l’accès fixe, ne conservant en direct que les activités sur la boucle locale cuivre. Autant d’impasses que nous voulons faire cesser.

Nous défendons un double mouvement de ré-internalisation des activités permettant à Orange de se différencier par la qualité des services offerts à nos clients, et de décentralisation des services permettant à ceux qui le souhaitent, y compris les cadres, d’exercer leurs compétences en région.

Nous demandons également la relocalisation en France de la totalité de nos centres d’appels, même ceux qui travaillent la nuit et le week-end, susceptibles d’offrir des postes aux jeunes dans les villes universitaires, ainsi qu’en outre-mer.

Nous proposons de négocier un pacte avec l’État, afin de revivifier l’activité et l’emploi dans les régions françaises.

Nous sommes convaincus qu’investir maintenant dans la création d’emplois générant de la valeur pour l’ensemble de l’économie française est la seule solution pour sortir de la crise, tout en renforçant la performance de notre Groupe.