Baisse du chiffre d’affaires, résultat net en chute libre, compression des dépenses par tous les moyens, tour de vis salarial sans précédent, nouvelles réductions des effectifs en France : les informations distillées au fil des communiqués financiers depuis début 2012 dessinent un paysage plus que morose pour les personnels du Groupe Orange.

L’entreprise verse à nouveau plus de dividendes que son résultat net, continuant d’amoindrir ses fonds propres et sa capacité d’investissement, pendant que le cours de bourse poursuit sa descente aux enfers. L’État français invente chaque année de nouvelles taxes pour remplir ses caisses vides, ou exploite sans vergogne les décisions dogmatiques de la Commission européenne. En 2013, Orange règle en sus 2 milliards d’euros d’ardoise fiscale, pour un litige remontant à 2005.

La crise économique sévit en Europe, et l’environnement concurrentiel est particulièrement féroce : introduction du mobile « low-cost » sur le marché français, puissance chaque jour plus grande des acteurs sans réseau (Google, Apple, Facebook ou Microsoft) sur le marché mondial.

Quand tout se ligue pour enfoncer chaque jour un peu plus ses perspectives, on peut légitimement s’inquiéter de l’avenir d’une entreprise qui fut pourtant un « champion» : France Télécom était en 1994 le 4e opérateur mondial, en chiffre d’affaires et en trafic. Comment a-t-on pu en arriver là ?

Et surtout que faire pour en sortir ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir
au travers du projet que les candidats de la CFE-CGC
défendront au Conseil d’Administration.

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